Femmes Vitrines – Fatnotta

Fatnotta i.e. Robin Guarnotta discute de son projet photographique à travers son essai “Femmes Vitrines”.

Fatnotta i.e. Robin Guarnotta discuss about his photographic project throughout his essay “Femmes Vitrines”.


Femmes Vitrines, une série prise sur l’instant sans aucune préparation ni réflexion sensée. Spontanéité. Lors d’une balade nocturne dans les rues d’Amsterdam, je me suis laissé entraîner à l’intérieur de cette boutique. Un magasin dans lequel je ne serai jamais rentré. Pas mon style, d’autant plus que seulement des vêtements pour femme y sont exposés. Surprise. A peine rentré, un élan d’inspiration me prend, aucune raison autre que la décoration électrique ne l’explique. L’éclairage est superbe, des miroirs au plafond, des paillettes dans tous les sens et surtout du temps… Rien de mieux à faire que photographier cette scène pendant que ma copine sélectionne ses articles favoris. Excitation. Mon appareil autour de mon cou, la tâche est d’autant plus tentante. En me promenant à travers les rayons je trouve ces mannequins très intéressants, je me dis que ça ferait un bonne série photo. Why not?

Rien de plus simple que de photographier ces représentations de femmes, qui posent déjà avec style. Excentrique. Pour la plupart leurs têtes ne sont que des têtes de bois. Sans nez, ni de yeux, ni de bouche… C’est surement cette caractéristique qui m’a inconsciemment le plus attiré. Intrigué. Femmes vitrines, l’analogie est facile, les fameuses femmes vitrines ne sont qu’à quelques rues d’ici. Il ne reste plus qu’à changer la couleur et on obtient le Blue Light District. Un visage de bois… peu importe, de toute manière ce ne sont pas les émotions que nous sommes venus regarder ni acheter, ici ou là-bas. Stupidité. Non, ce qu’on nous vend, ce qu’on nous impose c’est le culte du corps et celui de l’apparence. Malgré-nous.

Pourquoi la photo argentique alors que l’on pourrait faire la même chose avec des appareils numériques? Parce que c’est attrayant de ne pas pouvoir être capable de voir le résultat quelques secondes après la prise. Patience. Dans mon cas, ce sont plusieurs semaines, voir des mois qui passent avant que je ne visualise mes clichés. Je trouve que je suis souvent plus objectif dans le jugement de mes photos de cette manière. Le fait de prendre moins de photos est aussi très stimulant, on se souvient d’avantage de ce que l’on pensait ou de ce que l’on voulait transmettre. Chaque photo est unique. Séduisant. Le rendu et le procédé font aussi partis de mon attraction pour cette manière de photographier. L’effet de surprise est souvent au rendez-vous, le choix de sa pellicule dicte quoi et comment s’y prendre. Satisfaction. 

 

Fatnotta –@fatnotta

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robinguarnotta@gmail.com

 

 

 

 

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